Histoire

NAPLES – LES DERNIÈRES DÉCENNIS COMME CAPITALE

L’image de Naples au cours de la seconde restauration des Bourbons est sans doute décevant .

Ferdinand a essayé d’adopter une politique de conciliation avec la bourgeoisie, en soutenant la montée politique et sociale, avec l’intention de mettre fin au fort isolement dans lequel la dynastie des Bourbons était tombée.

Cela ne se produit pas, et dans un court laps de temps éclatèrent les premiers mouvements, qui avait comme protagonistes au début la province, puis le centre de la ville.

Le bref règne de Ferdinand I mis sur la neutralité ne réussit pas à résoudre les problèmes de dégradation de l’environnement qui ravagaient la Naples ancienne. Un cadre de Naples endormi par la restauration est donné par Stendhal, qui avec son oeuvre ” Rome Florence Naples », explique les conditions dans lesquelles demeurait Naples, et qui exprime au mieux le charme que Naples a eu sur l’auteur.

Ferdinand II monta sur le trône quand il avait juste vingt ans en 1830, il essaya de discuter ses relations avec les hommes politiques et les intellectuels, qui trouvèrent un support décent dans le développement culturel.

Naples devint tout à fait un centre de vie sociale avec l’apparition de nombreux théâtres .

Il y avait le retour des exilés, qui s’étaient évadés de la répression des Bourbons, y compris Antonio Ranieri, qui, avec son ” État ​​des lettres à Naples, en Sicile “, décrit la vie politique et culturelle de la capitale (1883).

Prospérèrent nombreux magazines qui se posaient comme objectif l’éducation de la population à l’amour pour leur pays. L’éditorial le plus réussi était « Le Progrès» par Giuseppe Ricciardi. G. Ricciardi croyait le progrès à la base de l’historicisme, qui déclenche le phénomène nous amènant à affirmer qu’aujourd’hui est mieux qu’hier .

Il y avait beaucoup de critiques formulées par Leopardi, qui fasait valoir que le progrès ne pourrait pas être utile à l’homme, puisque celui ci cherche seulement le bonheur .

Il y a aussi la production de mémoires des protagonistes de la Résurgence, des témoins qui ont souffert dans les prisons des Bourbons, parmi lesquels Guglielmo Pepe, qui dans ses «mémoires» -1848 – accuse la forte répression des Bourbons.

Luigi Settembrini, avec ses « Mémoires de ma vie ” -1879 – une autobiographie, décrit comment la répression des Bourbons a frappé les intellectuels, et comme le couplage des Bourbons: enseigner = conspirer, parce que les Souverains avaient compris le danger réel dans les activités des intellectuels.

Malgré des signes de reprise culturelles et la rénovation par des travaux publics, le chômage et la surpopulation pesèrent sur le royaume .

Entre 1836-1837 il y eut une grande crise du choléra.

En 1859-60 François II monta sur le trône, l’année de l’expédition des Milles et de l’arrivée de Garibaldi dans le royaume des Deux-Siciles avec l’intention de la conquérir au nom de Victor Emmanuel.

Avec l’annexion au Royaume de Savoie et Victor Emmanuel son Roi, la ville a tourné sa page.

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NAPLES ENTRE DEUX SIÈCLES – SACRALITÉ PROFANE

La fête de Piedigrotta du 1860 a été marquée par l’entrée à Naples de Garibaldi et des exilés du 1848, y compris Matilde Serao.

matilde serao

Matilde Serao, malgré le manque de scolarisation pendant son enfance, réussit à obtenir un diplôme et travailler aux télégraphes d’Etat. Elle commença sa carrière journalistique poussée de son père, et fut la première femme à s’imposer en Italie comme journaliste.

En 1885, elle fonda le journal “Corriere di Roma” après l’échec de celui-ci, elle s’installa à Naples pour diriger le “Corriere di Napoli” et donner la vie en 1892 au journal ” Le Matin”.

En 1904, elle quitta la redaction de “Le Matin”, elle divorça de son mari, et fonda un nouveau journal, “Il Giorno” (Le Jour) dans lequel elle a travaillé jusqu’à la fin de ses jours.

Un autre protagoniste de la scène Napolitaine était Benedetto Croce.

benedetto croce

Benedetto Croce est né à Pescasseroli en 1866, il a été inscrit au collége fondée par le Père Ludovico de Casoria, ou il eut l’occasion de rencontrer Francesco De Sanctis .

B.Croce poursuivit ses études à l’ Institut Genovesi . En 1883, lors de vacances à Ischia à la suite d’un accident, furent tués ses parents, et ses frères et sœurs, sauf celui qui était au collège. Guéri d’une blessure corporelle, mais marqué dans l’esprit, B. Croce avec son frère s’installa à Rome, en frequantant l’école de droit qu’il n’a jamais conclu. En 1886, il retourna à Naples .

En 1990, il assuma le poste de directeur de l’école intermédiaire et l’école primaire.

En 1903, il fonda la revue “La Critica ” et plus tard il a publié «La littérature de la nouvelle Italie. “

En 1910, déjà écrivain fameux, il fut nommé sénateur du royaume. A la veille de la Première Guerre mondiale B. Croce a été parmi les interventionnistes . Avec son magazine il commença une bataille pour la défense de la culture européenne . En 1920, Giolitti choisit Benedetto Croce comme ministre de l’Éducation.

A’ la fin de l’expérience ministérielle Croce reprit ses études, juste avant la crise du 1922 et l’arrivée du fascisme. En 1925, il écrivit le Manifeste des intellectuels antifascistes.

Croce a participé à toutes les réunions du Sénat pour s’opposer aux lois qui menaçaient la liberté. L’activité politique des B. Croce termina avec le vote contraire au Concordat, mais il continua pas moins indirectement avec le journal “La Critique”.

En 1947, à son domicile, a été inauguré “Institut italien d’études historiques”, en 1948, il devient directeur de l’Institut Suor Orsola Benincasa. Il est décédé en 1952.

La période entre le 800 et 900 fut la période de la «nouvelle religion», où le terme laïcité n’est plus synonyme d’anti-chrétienne.

Le personnage qui exprime le concept de sainteté laïque est Giuseppe Moscati.

San Giuseppe Moscati

Giuseppe Moscati est né à Bénévent en 1880, pour des raisons de travail de son père Giuseppe Moscati s’installa d’abord à Ancône, puis à Naples. La famille Moscati était liée à la famille Volpicelli, et même Joseph reçut sa première communion dans l’église des Servantes du Sacré-Cœur. Apres avoir fini l’école primaire, il fut diplômé au lycée “Vittorio Emanuele ” –

En 1897, il rejoignit la faculté de médecine et peu après il perdit son père en raison d’une hémorragie cérébrale.

En 1903, il obtint son diplôme et commença à travailler à l’hôpital ” Les Incurables ». En 1914, il a perdu sa mère à cause du diabète . En 1922, G. Moscati fut le premier à Naples pour promouvoir l’utilisation de l’insuline. En 1917, il refusa la chaire de chimie à l’Université de Naples, et en 1919, est devenu le chef de l’hôpital “Les Incurables ” .

Giuseppe Moscati a consacré sa vie entièrement à la prise en charge des malades, surtout les plus pauvres . Il est mort en 1927 dans son étude .

Il a été canonisé en 1987 par le Pape Jean-Paul II, l’annèe pendant laquelle on disputait la vocation des missionnaires et des laïcs dans l’Eglise et dans le monde.

Moscati était toujours en accord avec ses idées, il assistait à la messe avec des vêtements laïcs, avec les patients il parlait de religion, tout en vivant dans une période où l’anticléricalisme et l’anti-christianisme étaient les maîtres, il n’a jamais caché sa foi.

En 1927, il participa à une conférence médicale tenue par Leonardo Bianchi, célèbre pour son anti-cléricalisme, au point de tenir une conférence contre le Christ.

A’ la fin de la conférence L. Bianchi tomba malade et, incapable de parler, il chercha le regard de Moscati, qui lui dit des paroles de réconfort et lui fit administrer les sacrements par un prêtre.

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DES LA FIN DU ROYAME DES BOURBONS A’ L’UNIFICATION DE L’ITALIE

L’environnement intellectuel féminin napolitain à moitié du XIXème siècle a été caractérisée par la présence de Pauline de la Caraven Ferronays et Teresa Filangieri – la dernière descendante de la noblesse normande, étant la fille du général Charles Filangieri et épouse du duc de Roccapiedimonte .

Teresa Filangieri et Pauline Caraven destinèrent à la charité le gain des spectacles du théâtre, et elles s’engagèrent à recueillir les jeunes de la rue, en leur enseignant les rudiments de la littérature et l’écriture, en les éduquant dans leurs maisons comme domestiques et jardiniers de manière à leur assurer un avenir décent .

En 1861, Teresa Filangieri perdit sa fille Lina, plus tard elle fut nommée patron de “L’ Institut Strachan”, – un pensionnat pour les filles aveugles –

En 1873, à l’occasion du choléra on lui donna la tâche d’organiser les cuisines libres. En 1880, elle construit le premier hôpital pédiatrique / chirurgique en Italie, nommé d’après la fille morte .

En plus d’être le fondateur des œuvres laïques de la charité, T. Filangieri était aussi une écrivaine . Elle est décédé en 1909.

Une figure importante était le père François de Casoria, né en 1814, après son ordination, il se consacra aux malades, en suivant l’exemple de Matteo Ripa qui fonda le collège pour la formation du clergé chinois et oriental, qui après l’unification de l’ Italie est devenu “Collège Asiatique ” , et en 1888 “Institut oriental”, l’Université actuelle.

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En 1854, il se consacra à la récupération des enfants africains vendus comme esclaves. Les enfants étaient amènés au monastère et envoyés à une éducation chrétienne. Dans cette initiative Père François de Casoria impliqua aussi Frédéric II, qui expropria le bâtiment à côté du couvent de manière à permettre son expansion.

Parmi ses autres fondations on rappelle «l’hospice Marino” dans la Rue Posillipo, “L’Institut pour les sourds-muets” et l’Ordre des Frères Gris et des religieuses Elisabettines.

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En 1871, le Père François de Casoria fut appelé à Assise pour la fondation de la ‘ Institut séraphique pour les aveugles et les sourds-muets, où il resta jusqu’ au 1881 en tant que directeur.

– L’ activité éducative à Naples pour les sourds-muets a commencé en 1788 avec une école par l’abbé Benedetto Cozzolino , et elle a été la première école publique reconnue en Italie.

– En Italie, l’éducation pour les sourds-muets est devenue obligatoire en 1923.

En 1885 , le Père François de Casoria mourut et fut enterré dans l’hospice Marin.

– En 1993, le Pape Jean-Paul II le proclama bienheureux .

Amie et disciple de l’abbé François de Casoria était Caterina Volpicelli qui dans à moitié du XIXème siècle fonda une congrégation religieuse qui ne contenait pas l’investiture canonique qui accueillait aussi les femmes encore mariées .

Caterina Volpicelli est né en 1839, a fait ses études dans les meilleures écoles de Naples, et elle était une élève de Léopold Rodino – école de Basil Puoti –

En 1855, elle connut Ludovico de Casoria, qui a tenté en vain de la mettre dans un certain ordre religieux. En 1864, suivant la tradition des célibataires, elle se consacra à “l’apostolat de la prière», pratique répandue en France. L’ œvre de Volpicelli attira de nouvelles adhésions et l’attention des Sœurs Oblates du Sacré-Cœur de Montluçon, qui estimèrent l’action de Volpicelli comme un Annex napolitain de l’œvre française. Pour cela s’opposa Siste Riario Sforza, archevêque de Naples, qui souligna la Napolitainité des œuvres de Caterina Volpicelli.

En 1872, elle fonda l’Institut des Servantes du Sacré-Cœur avec une nouvelle structure interne :

– Servantes – communauté centrale,

– Petites Servantes – elles pouvaient vivre en famille,

– Servantes ajoutées – qui partageaient la mission même si mariées.

Une congrégation sans habit religieux qui a obtenu le Decretum Laudis du Saint-Siège en 1890. En 2001, le Pape Jean-Paul II la proclama bienheureuse .

Ami de Ludovico de Casoria était Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire de la vallée de Pompéi. Bartolo Longo est né en 1841 dans la province de Brindisi, et il s’installa à Naples pour terminer ses études de droit . Le fort anti-cléricalisme dans les universités fortement influença B. Longo. Mais après ses amitiés avec des catholiques fervents, il est retourné à une vie chrétienne engagée .

Grâce à sa connaissance avec Volpicelli, il connut Ludovico de Casoria et Marianna Fernararo – veuve du comte De Fusco qui avait de grands domaines dans la vallée de Pompéi .

Bartolo Longo s’ offrit d’être le précepteur des enfants de la comtesse et d’administrer les domaines, et après quelques années, ils se marièrent.

La vallée de Pompéi après le débordement du Sarno était dans des conditions insalubres. Bartolo Longo décida d’évangéliser les agriculteurs à travers la pratique du rosaire.

En 1875, Longo amèna à Naples une image de Notre-Dame du Rosaire, qui est devenue un lieu de pèlerinage en raison des effets miraculeux.

Sa renommée est devenue telle qu’il était nécessaire de construire un nouveau temple, la basilique actuelle à Pompéi.

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NAPLES – L’EDUCATION DES FEMMES – XIX SIÈCLE

En 1806, on eut  l’occupation française du Royaume de Naples, le nouveau souverain Joseph Bonaparte, fit plusieurs réformes, mais avec des résultats décevants, car il avait comme  guide le modèle français, qui en Italie était difficile à appliquer.

En 1808, Joseph Bonaparte fut remplacé par Joachim Murat qui déclara l’enseignement obligatoire dans tout le royaume, à partir de la conception de Joseph Bonaparte. Murat  déclarait  que l’éducation était un droit à la fois des hommes  et  des femmes. Avec le passage du temps la demande pour les écoles de filles  augmentait et donc est apparue la figure de la maîtresse d’école.

En 1799, on  avait la question de l’éducation des femmes, mais avec l’échec des républicains, il n’ y avait aucun résultat concret.

Joseph Bonaparte s’engagea pour l’éducation des dames, par la construction d’ une maison d’éducation pour chaque province – Institution Royale.

Ensuite Murat rebaptise l’institution par le nom de  Maison Royale Caroline – en l’honneur de son épouse.

Les écoles des filles  étaient  les premieres en Italie et furent adressées aux filles de familles aristocratiques qui voyaient avec  sympathie les école,  en particulier pour l’engagement actif de la Reine Caroline. Ensuite  un nouveau école-pensionnat fut ouvert et  toutes les écoles  étaient appélées  Maison Royale aux Miracles.

Avec la naissance de ces écoles-pensionnats augmentèrent  les initiatives civiles et religieuses ouvertes aux femmes. Cela conduisit à la naissance d’ ordres religieux  seulement pour femmes.

On se dirigea ainsi vers la naissance d’une nouvelle classe  culturelle et intellectuelle  de femmes,  qui caractérisa l’histoire napolitaine  du XIXème siècle

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Naples à l’époque des Lumières

 

Naples au XVIIIème  siècle a été marqué par une forte religiosité populaire, il suffit de penser à Alphonse-Marie de’ Liguori. (169-1788) qui bouléversa l’activité missionnaire.

Alphonse-Marie de’ Liguori est né à Marianella (aujourd’hui Rue Pietro Castiglione) , il se révéla rapidement  être très bon dans les études juridiques, devenant l’un des plus importants  juristes napolitains. En 1715, il rejoint la Pieuse Union des Médecins  donnant son aide aux malades de l’hôpital Incurables.

Après dix ans de brillante carrière, il décida de quitter  sa profession et d’embrasser le ministère sacerdotal. Ordonné prêtre en 1726,  pour des raisons familiales, il renonça a donner son adhésion a l’ordre des Oratoriens – fondé par  Filippo Neri.

Alphonse-Marie de’ Liguori se consacra aux classes inférieures, et il est devenu un innovateur des méthodes de prédication, grâce à ses talents d’orateur et l’utilisation du dialecte. (Il faut se souvenir de l’hymne de Noël “Tu descends des étoiles” écrit en napolitain).

En 1732,  il fonda la Congrégation du Très-Saint Rédempteur, dans le but d’évangéliser les personnes les plus abandonnées. En 1762, il a été nommé évêque de S. Agata dei Goti. En 1775, il  dut se retirer des activitès de l’église pour des raisons de santé. Il  est mort à Pagani en 1781.

Dans la Naples populaire d’Alphonse-Marie de’ Liguori  il y a  l’origine de la première sainte napolitaine, Anne Marie Rose Nicoletta Gallo. Elle est né à Naples en 1715 et sa vocation était évidente, mais elle fut  entravée par la famille, qui voulait un mariage pour elle avec l’espoir d’une croissance sociale.

Sous la direction du moine  St. Jean  Joseph de la Croix, à seize ans, elle rejoignit l’Ordre franciscain et prit le nom de Marie Françoise des Cinq Plaies.

La sainte a vécu sa vocation come une célibataire, professant les vœux sans sortir du monde. Marie Françoise  des Cinq Plaies eut un grand effet sur les Napolitains de tous les horizons de la vie. – Elle est morte en 1791.

Dans les dernières années de sa vie Anne Marie Rose Nicoletta Gallo avait pour confesseur François Xavier Marie Bianchi, qui est né à Arpino en 1743 et mort en 1815 à Naples, et qui a été béatifié en 1893 par le Pape Léon XII,  canonisé en 1951 par le Pape Pie XII.  François Xavier Marie Bianchi avait connu et suivi les traces de Alphonse-Marie de’ Liguori.

En 1762, il rejoignit l’ordre des Bernabiti, commis à l’éducation des jeunes.  En 1767, il devint prêtre, peu de temps après, il fut déplacé à Naples où il a eu de nombreuses missions prestigieuses, y compris l’enseignement à l’université, tout de même il  réussit à être proche des gens les plus pauvres.

En 1799, la révolution jacobine avait comme son héroïne Eleonore Fonseca Pimentel, né à Rome en 1752, mais bientôt déménagée à Naples.

Elle était une poète très appréciée par les souverains, était le fondateur du journal révolutionnaire: «Monitor Napolitain” dans lequel elle  exposait son opposition aux Bourbons, mais  elle fut  incapable de mobiliser les gens.

Dans la  même année 1799, la tentative républicaine a échoué et Eleonore Fonseca Pimentel a été condamnée à mort.

Plaque- Eleonore Fonseca Pimentel

Plaque- Eleonore Fonseca Pimentel

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Naples à l’époque moderne.

L’époque moderne à Naples est identifiée avec l’arrivée d’Alphonse d’Aragon, qui a réussi en 1492 à arracher le Royaume de Naples à René d’Anjou et à unir politiquement Naples avec le Royaume de Sicile.

Une des premières actions a été la reconstruction du Château Neuf, qui a été transformé en forteresse à la structure imposante, avec des tours en pierre Piperno et fondements chaussés, afin d’éviter l’escalade. La terrasse crénelée qui permet l’utilisation de l’artillerie moderne, et l’arc de triomphe qui représente l’entrée triomphale d’Alphonse d’Aragon.

 Château Neuf - Naples

Château Neuf – Naples

En 1497, par l’Archevêque  Alexandre Carafa on a le retour des reliques de Saint Gennaro, le cardinal Oliviero Carafa (le frère d’Alexandre) a commencé la création de la crypte sous l’autel principal, qui est l’une des plus grandes œuvres architecturales de la Renaissance Napolitaine.

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Le règne aragonais a duré jusqu’en 1503 quand, après la guerre franco-espagnole Naples est devenu une vice-royauté  espagnole.  Vice-royauté, qui  finira au bout de 2 siècles, pas pour cette raison  Naples a ralenti la croissance urbaine, artistique  et culturelle, en restant une grande capitale européenne.

Dans les premières décennies du  1500  très importante était l’empreinte de Maria Longo. Maria Longo, veuve déterminé à consacrer sa vie au service des malades, après avoir été miraculeusement guérie par St. Gaetano a fondé l’église et l’hôpital de Sainte  Marie du Peuple  des Incurables,  qui est devenu l’un des plus grands hôpitaux dans le sud, ainsi qu’une école de médecine prestigieuse.

Incurables

Incurables

En 1535-1536 Naples hébergea Charles V et le Vice-roi Don Pedro de Tolède a commencé une sorte de Renaissance napolitaine, une période de grande croissance essentiellement culturelle.  Ce n’est pas négligeable  la présence culturelle des femmes, en particulier Orsola Benincasa qui, avec ses œuvres,  caractérisa l’époque  vice-royale.

Orsola Benincasa  reçut sa première éducation à la maison par son frère qui s’ occupa de lui donner une connaissance de la Bible et les Écritures. Lorsqu’elle montra ses qualités mystiques, elle fut placée au centre de l’attention des gens, ce qui ne l’a pas distraite de sa vie droite et dévoué à son travail (préparation de rideaux).

En 1579 les autorités ecclésiastique, à cause de sa vie  exemplaire, lui ont permis d’arranger  une chapelle dans sa propre maison.

En 1581, avec l’abbé Gregorio Navarro,  elle réalisa sur  la montagne de St. Martin  un retrait à coté de l’église de l’Immaculée Conception. Le retrait avait le but de créer une communauté de laïcs, qui  avec l’aide des prêtres  pouvaient réformer l’Église.

Orsola exposa son idée  au Pape Grégoire XIII, qui la delivra  au tribunal de l’Inquisition. Elle fut évincées de sa propre fondation, et seulement  plus tard elle y retourna avec l’ouverture d’une école de filles sur la colline de S. Elmo, un travail qui eut un grand succès parmi les familles aristocratiques.

Près de sa mort O. Benincasa  dicta les règles pour un ermitage qui devait recevoir 33 vierges dans une communauté cloîtrée. Après la mort de Ursula il y eut plusieurs tentatives de construire l’ermitage, qui  fut achevé seulement  un demi-siècle plus tard, au pied de la colline de St. Martin.

En 1606 fut le début de la construction de la chapelle de St. Gennaro, la même année, le Caravage a peint les «sept œuvres de miséricorde”,

Caravage -sept œuvres de miséricorde

Caravage -sept œuvres de miséricorde

travail avec lequel le peintre montre la vie quotidienne de Naples, et seulement  plus tard il fonda l’école de peinture du Caravage (Caravagistes rémarquables fûrent  Artemisia Gentileschi et Annella Massimo).

En 1604 fondation d’une confrérie de nobles qui collectaient des aumônes pour célébrer des messes pour les âmes du purgatoire. Initiative qui a connu un succès considérable pour permettre la construction de l’église St. Marie des Âmes du  Purgatoire,  connue pour son cimetière et pour les soins et prières aux  restes humains qu’il contenait, une pratique qui a dégénéré en superstition et a conduit les autorités ecclésiastiques à fermer plusieurs ossuaires de la ville, y compris le cimetière des fontaines.

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NAPLES CHRETIENNE

À l’aube du christianisme est la religiosité des femmes qui a un rôle important. Une légende voudrait Naples comme la première ville chrétienne.

St. Pierre se serait arrêté à Naples pendant le voyage d’Antioche à Rome, où il aurait fondé l’Eglise, sur la place rappelée par la Basilique de S. Pierre à Arem .

Pendant son séjour à Naples St. Pierre aurait converti Candida, qui lui présentera Aspreno, le premier évêque de la ville après avoir été miraculeusement guérie.

C’est importante la tentative de donner le droit d’aînesse de la foi chrétienne à Naples, dans l’occident. Il suffit de prendre en compte le fait que déjà dans le quatrième siècle, à Naples, fuit construite le premier baptistère “S. Giovanni in Fonte ” qui précédera celui romain de ” St. Jean de Latran »

coupole du Baptistère de San Giovanni in Fonte

coupole du Baptistère de San Giovanni in Fonte

Les origines de l’église à Naples au cours du premier siècle seraient confirmées par la propagation qu’avait “Le pasteur de Herms”, écrit apocalyptique qui a eu un grand succès dans les siècles de la propagation de la langue vernaculaire .

Un texte que à l’époque de Trajan aurait inspiré la création d’ une des plus anciennes fresques paléochrétiennes trouvées à Naples dans les catacombes de S. Gennaro .

Catacombes de San Gennaro

Catacombes de San Gennaro

La proximité de Pozzuoli, qui déjà quand il y débarqua St. Paul – dans le 61 a.Ch. – pendant son voyage à Rome, se vantait d’une communauté chrétienne florissante et l’emplacement de Naples, ville ouverte au progrès, justifieraient la présence chrétienne déjà dans l’âge apostolique .

Malgré l’importance des origines de la tradition chrétienne napolitaine liée directement à Saint Paul, la Naples vice-royale senti la nécessité d’une re-fondation chrétienne de la ville, par la Vierge Sainte Patricia, dont nous avons peu d’information qui, si non la tradition et le souvenir encore présents, y compris les reliques conservées à partir du XIXème siècle dans l’église de St. Gregoire Armeno .

Même St. Patricia comme St. Gennaro liquéfie son sang, mais pas pour la martyre, plustôt pour sa dévotion excessive. Certains prétendent que le mythe de la dévotion de la sainte peut avoir ses origines à l’époque de la Contrereforme protestante en ajoutant valeur à la tradition et au culte.

La construction du mythe de St. Patricia fait ressortir la ” soif du sacré » qui depuis le Moyen Age a conduit Naples à saisir ses saints.

Le même St. Gennaro ( martyr du IVème siècle ), patron de la ville n’est pas vraiment napolitaine, il a été décapité à Pozzuoli quand il était évêque de Bénévent. Les reliques du Saint étaient portées dans les catacombes dédiés à lui seulement dans le cinquième siècle.

Restituta est une martyre africaine, dont la légende veut que ses restes étaient arrivés à Ischia à bord du même navire qui agirait comme échafaudage. Naples a tenté de saisir ses saints, même si c’est parce que dans sa tradition chrétienne bi-millénaire, la ville ne compte pas de martyrs.

Le Moyen Age napolitain a vu la fondation de la première université de l’Etat de l’histoire, dans le XIIIème siècle par Frédéric II de Souabe. Thomas d’Aquin fut ce qui assista à cette Université. Thomas est né par le comte d’Aquin et comme un enfant, il fut envoyé pour étudier chez les moines bénédictins de l’abbaye du Mont-Cassin. En suite à la transformation de cette abbaye dans une forteresse militaire , il se déplaça à Naples.

En 1244, il rejoint l’ Ordre dominicain, en 1245, il se déplace à Paris, puis à Cologne.

Après l’expérience allemande il enseigna théologie au ” Studium ” napolitaine. Dans cette période, il écrit ses mémoires conservées dans la Basilique de St. Dominique Majeur, à Naples, où le crucifix aurait lui parlé et se serait félicité avec lui pour son travail.

Basilique de San Domenico Maggiore

Basilique de San Domenico Maggiore

Thomas est mort en 1274 à Fossanova alors qu’il se rendait à Lyon pour le Conseil appelé par le Pape Grégoire IX .

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NAPLES ENTRE LE MYTHE ET LA LEGENDE

Habituellement on date depuis le IX – VIII siècle la fondation de Naples par des colons grecs. Naples était habitée par des peuples autochtones qui abritaitent le tombeau de la sirène Partenope ( qui a donné son nom à la ville ) .

C’est le signe de la présence de cultes féminins présents sur toute la côte de Cumes – Misenus à Sorrente. La tradition veut que les sirènes habitent les Galli ( îlots près de la plage de Positano ) .

Li Galli - Positano

Li Galli – Positano

Le lieu de sépulture de la sirène a marqué la fondation de la ville nouvelle – Neapolis. Des siècles plus tard, on aura le déplacement de la tombe de Partenope sur la colline Caponapoli qui est devenu un lieu de placement des mythes fondateurs – Partenope a été générée par le dieu-fleuve Achéloos et mère Perséphone, et contenait des symboles rappélants des éléments primaires: ciel, terre, eau, sous-sol –

L’endroit où se trouve le tombeau de la sirène n’est pas connue. ( Etant un mythe ).

Au V siècle, après la naissance de Neapolis, la tradition veut que le tombeau se trouve à Caponapoli . Selon une autre tradition, le tombeau a été construit où se trouve aujourd’hui l’église de San Giovanni Maggiore (où sur une plaque du IX – X siècle, nous trouvons une invocation à la protection , à Partenope sirène).

D’autres pensent que le tombeau est dans le sous-sol du temple de Castor et Pollux (où il y a maintenant la Basilique de Saint Paul sur la Place San Gaetano ). Le mythe de la sirène dans la métamorphose du paysage fournit un lien vers ceux qui sont les principaux éléments . Le mythe veut que la sirène a été couché sur le golfe , et vous pouvez le constater en regardant la vue de Caponapoli au promontoire de Posillipo .

Ce mythe est né des idéaux grecs de la vénération de la nature, ce qui conduit à l’adoration du paysage, élément particulier de Naples comme un signe distinctif, pas un monument ou un site archéologique, ou des artefacts par le travail des hommes, mais la vue panoramique sur le golfe.

Juste cette origine grecque a influencé positivement et négativement la manière de vivre des Napolitains, avec des attitudes qui persistent encore aujourd’hui: intelligence, respect, l’amour de la connaissance, pour la vie extérieure, pour la conversation, à l’approche immédiate aux relations interpersonnelles, la conception de ville conçue seulement pour les zones urbaines, en distinguant la campagne comme le lieu des paysans.

Un autre membre de la mythologie de la région des champs Phlégréens est la Sibylle de Cumes, venue de Crète où elle serait Amalthée, la chèvre légendaire qui a nourri Zeus, et comme infirmière pré-existante au roi des dieux.

antre Sibylle de Cumes

antre Sibylle de Cumes

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